Portrait du mois : Justine Rouquet
Publié le 12/01/2026
« La réussite passe par le travail »
Déjà 4 buts d’inscrits sous le maillot Montpelliérain pour notre jeune joueuse originaire de Bézier. Mais, dernièrement c’est plutôt sous le maillot des bleues que nous en avons encore plus entendu parler : la faute à un but somptueux inscrit contre la Turquie dans le cadre des qualifs de l’Euro U19. Rencontre avec le phénomène Justine Rouquet.
Par Morgane Leclerc
On en parle de ce but incroyable sur un geste acrobatique contre la Turquie ? J’imagine que c’est spontané ?
Oui toujours (rires). C’est venu comme ça. Quand on réalise ce type de geste, déjà il faut le sentir sur le moment sinon ça peut vite tourner à la catastrophe mais surtout, sur le moment on ne sait pas du tout s’il va y avoir but ou non. C’est aussi la magie du geste, et s’il n’y avait pas eu but, et bien on aurait continué à tenter évidemment. J’ai reçu beaucoup de messages derrière hyper positifs, ça m’a fait vraiment plaisir, je pense que c’est le plus joli but que j’ai inscrit en équipe de France.
Attaquante, cela toujours été ton poste de prédilection ?
J’ai toujours été devant, depuis le début, mon truc c’est de marquer des buts, même quand j’étais petite ! J’avoue que si je ne suis pas devant, je m’ennuie (rires). C’est vraiment l’endroit où je me sens à ma place sur un terrain.
D’ailleurs ça te réussit également en club, où tu as été sacrée joueuse du mois de Novembre au MHSC ?
C’est ton premier contrat pro également, tu as senti une différence de cadre ?
Alors j’y était déjà mais sans contrat, disons que les attentes autour changent, c’est notre métier, il faut se montrer à la hauteur des engagements. Je suis hyper contente d’être récompensée pour mon travail, et d’être aussi au service de l’équipe. Mon objectif perso est toujours très simple : jouer au maximum.
En parlant d’objectif quel est celui de l’équipe de France à titre collectif mais même le tien à titre individuel ?
Gagner tout simplement (rires). Il faut avoir de l’ambition dans ce type de compétition, et si on ne remporte pas la compétition, au moins frapper les esprits par notre qualité de jeu. A titre personnel, ce serait tout simplement marquer pour l’équipe et être concentrée au maximum sur la compétition.
Le mot de la fin sur le Pôle espoirs de Castelmauroux, quel souvenir en gardes-tu et que dirais-tu aux jeunes filles qui y sont à leur tour aujourd’hui ?
J’y ai grandi en y faisant de super expériences mais surtout j’y ai connu un accompagnement physique et mental qui font de moi la joueuse que je suis aujourd’hui. A l’époque, je ne pensais pas forcément arriver jusqu’en équipe de France, et être en club avec un contrat pro, mais j’étais déjà tellement heureuse d’aller plus loin dans ma passion. Alors je dirais aux jeunes filles surtout d’avoir beaucoup d’espoirs mais aussi de se donner les moyens, la réussite passe par le travail dès le Pôle.
