Portrait du mois : Erik Mazoué

Publié le 09/02/2026

« Faire de nos finales de Coupe d’Occitanie une fête »

Si le soleil se montre encore timide en ce mois de Février, nul doute qu’il brillera en Juin pour les finales de la Coupe d’Occitanie où l’on nous murmure dans l’oreillette qu’il y aurait quelques nouveautés au menu. Il n’en fallait pas plus pour poser quelques questions à Erik Mazoue, membre du comité directeur de la Ligue et plus directement responsable de la communication et du partenariat.

Par Morgane Leclercq

Nos échos sont-ils justes ? Y’aurait-il du mouvement du côté des finales de la Coupe d’Occitanie ?

Vos sources sont bien informées (rires). Nous sommes partis d’un constat « bord de terrain », la Coupe n’attire plus assez son public, joueurs comme spectateurs. Certains voient même dans ces matchs davantage l’occasion de faire purger des matchs pour récupérer plus vite les joueurs suspendus en championnat. Nous nous sommes donc collectivement retroussés les manches pour répondre à une question très simple « comment redonner de la valeur à notre coupe régionale ? ».

Avez-vous identifié des leviers pour motiver les clubs à y participer pour les bonnes raisons ?

On s’est listé tous les points qui font d’un rendez-vous sportif un succès, et ça commence par un truc tout bête : le lieu. Les premiers qu’il doit faire rêver ce n’est même pas moi, ou vous, ce sont les joueurs eux-mêmes. Ils doivent avoir qu’un rêve : fouler un jour cette pelouse. Et là, dessus, j’ai même repensé à mes souvenirs gamin, où j’allais voir les finales de la ligue Atlantique au stade Marcel Saupin. Je laisse les plus jeunes chercher de quel lieu mythique je parle en citant ce stade (rires).

D’autres leviers sur lesquels jouer ?

La coupe ! Si on parle par exemple de « la coupe aux grandes oreilles », c’est bien parce qu’il y a un sentiment d’identification, et de rêve, jusque vers l’objet soulevé en soi. Et là dessus, nous revenons aux racines du foot, avec le rétablissement d’un bouclier. Non pas parce que nous sommes voisins du rugby, particulièrement en Occitanie, mais parce qu’historiquement, le bouclier de Brennus avait également été offert par Pierre de Coubertin à la Fédération Française de foot qui l’a ensuite perdu. Donc c’est un joli clin d’oeil mais aussi un objet qui parle à tout le monde sur nos terres évidemment.

Et côté spectateur….vous les évoquiez tout à l’heure ?

Un seul mot d’ordre : faire de nos finales occitanes une fête. Et ce bien, bien au-delà des spectateurs venus soutenir leurs clubs. Il faut tout simplement donner envie aux gens de venir, en famille, entre amis, entre joueurs et joueuses aussi. Et pour cela, on veut instaurer des animations autour des matchs particulièrement pour les plus jeunes. Tout le monde doit avoir sa part de rêve quelque part quelle que soit sa place :  sur le terrain ou en tribunes.

Une dernière question pour le responsable du partenariat, auriez-vous un petit retour terrain à nous faire sur le dispositif « Hydromatch » porté par la société Escates ?

Pour rappel, il s’agit donc du remplacement des pommeaux de douche par des pommeaux plus écologiques qui permettent une économie d’eau ce qui profite à la fois aux clubs et aux municipalités. Je peux déjà vous dire que c’est un succès dans le premier district où les opérations ont commencé : les Hautes Pyrénées. Des demandes ont déjà émergé aussi du côté du Gers, de la Haute Garonne ou de l’Hérault. Les choses se font progressivement pour se faire bien ! Les clubs sont de toute façon demandeurs d’innovation RSE avec des réponses très concrètes face aux préoccupation actuelles : préservation écologique et économie/

Par Fabien Barbier

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