Portrait du mois : Daniel Omedes

Publié le 22/06/2026

Depuis près de trente ans, Daniel Omedes donne de son temps, de son énergie et de sa passion au football régional. À l’aube de ses 80 ans, celui qui continue de parcourir les routes d’Occitanie avec le car-podium de la Ligue incarne une valeur devenue précieuse : le bénévolat. Portrait d’un homme discret qui a toujours préféré l’action aux honneurs.

Daniel Omedes, une vie au service du football

Il y a des personnes qui marquent une institution sans jamais chercher à être sous les projecteurs. Daniel Omedes est de celles-là. Quand il évoque son parcours, il ne parle ni de carrière ni de réussite personnelle. Il parle de passion. Une passion née dès l’âge de six ans, au bord des terrains de football, et qui ne l’a jamais quitté.

« J’ai toujours été dans le football », résume-t-il avec simplicité.

Joueur, entraîneur, dirigeant, président du Toulouse Athletic Club Football, puis bénévole engagé au sein de la Ligue Midi-Pyrénées à partir de la fin de l’année 1998, Daniel Omedes a consacré une grande partie de sa vie au ballon rond.

Depuis son arrivée à la Ligue, il a occupé de nombreuses fonctions : délégué de match, président du Centre Technique Régional, membre du Comité de Direction, responsable de l’intendance du Centre Technique, référent du Pôle Espoir masculin ou encore responsable du car-podium. Une multitude de missions exercées avec la même constance et la même discrétion.

« Je ne suis jamais vraiment parti. Depuis 1998, je suis toujours là. »

Une passion plus forte que le temps

À bientôt 80 ans, Daniel continue pourtant de s’investir avec une énergie qui force l’admiration. Alors que beaucoup profiteraient d’une retraite bien méritée, lui préfère prendre la route pour aller à la rencontre des clubs, participer aux événements de la Ligue et faire vivre le football au plus près des pratiquants. Le secret de cette longévité ?

« J’ai toujours été actif. Je n’ai jamais aimé rester assis à regarder la télévision pendant des heures. J’aime bouger, rencontrer du monde, voir les gens heureux. »

Ce goût du contact humain est sans doute l’un des fils conducteurs de son engagement. Sur les manifestations organisées par la LFO, les anciens viennent régulièrement lui serrer la main. Les bénévoles le reconnaissent. Les enfants s’arrêtent devant le car-podium avec des étoiles dans les yeux face à la réplique officielle de la Coupe du Monde. Des moments simples qui donnent du sens à tout le reste.

Le bonheur des autres comme moteur

Lorsqu’on lui demande quelle est sa plus grande satisfaction après toutes ces années, sa réponse ne laisse aucune place au doute.

« Voir les gamins heureux. »

Pas de trophée, pas de distinction particulière. Seulement le plaisir de voir le football rassembler, transmettre et faire grandir. Car pour Daniel Omedes, l’engagement n’a jamais été une question de reconnaissance.

« Je ne fais pas ça pour moi. Je le fais pour les jeunes et pour les gens qui aiment le football. Les remerciements, je n’en ai pas eu beaucoup et ce n’est pas grave. Je ne recherche pas la gloire. »

Une philosophie devenue rare dans une époque où tout semble devoir être visible, valorisé ou récompensé. Lui préfère parler de dévouement, de plaisir partagé et d’utilité collective.

Un message pour les générations futures

À l’heure où de nombreux clubs peinent à recruter des bénévoles, Daniel lance un appel sincère à celles et ceux qui souhaitent s’engager.

« Le football manque de bénévoles. Il faut des gens qui aient envie de s’investir pour améliorer les choses et rendre les autres heureux. »

Mais il rappelle également l’essentiel : l’engagement doit rester désintéressé.

« Il faut le faire avec passion, simplicité et humilité. Pas pour un titre ou une fonction. Il faut le faire pour les autres. »

Une phrase qui résume à elle seule près de trente années de présence au service du football régional.

Merci Daniel

Dans les clubs, les districts ou à la Ligue, le football repose sur des milliers de bénévoles qui œuvrent souvent dans l’ombre. Daniel Omedes fait partie de ces visages familiers qui incarnent cet engagement quotidien.

À travers son parcours, c’est toute une génération de passionnés qui rappelle que le football est avant tout une aventure humaine. Pour son énergie intacte, sa fidélité à la Ligue, les kilomètres parcourus, les générations accompagnées et les sourires qu’il continue de faire naître au bord des terrains, une chose paraît aujourd’hui évidente : Merci Daniel.

Parce que derrière chaque grande institution, il existe des hommes et des femmes qui la font vivre. Et parce que certains méritent d’être remerciés pour tout ce qu’ils ont apporté aux autres.

Par Fabien Barbier

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